Les Bouches-du-Rhône et le Var seront placés en vigilance orange pour orages et pluie-inondation mercredi 7 octobre 2026, de 4 heures à minuit. Météo-France prévoit des cellules pluvio-orageuses localement fortes, de puissantes rafales et une activité électrique soutenue. De la grêle et d’éventuels phénomènes tourbillonnaires sont également envisagés.
Dans les Bouches-du-Rhône, les prévisions concernent notamment le littoral et les secteurs proches de l’intérieur. Le Var devrait connaître des conditions comparables. Face à un épisode susceptible d’endommager une couverture, des vitrages ou des équipements électriques, l’essentiel est d’intervenir avant la dégradation du temps, puis d’attendre une accalmie réelle pour constater les dégâts.
Deux périodes plus actives au cours de la journée
Les cellules les plus fortes sont annoncées une première fois en fin de nuit ou dans la matinée, puis de nouveau en fin de journée. Des accalmies pourront séparer ces deux périodes, sans signifier que l’épisode est terminé. La vigilance orange restera annoncée jusqu’à minuit dans les deux départements provençaux.
Les intensités pluvieuses pourraient atteindre 40 à 60 mm en une heure par endroits dans les Bouches-du-Rhône. Des rafales de 70 à 90 km/h sont également prévues localement. Sur l’ensemble de l’épisode, les cumuls pourraient atteindre 60 à 100 mm par endroits, voire très localement 120 à 150 mm.
La dégradation doit commencer plus tôt à l’ouest : le Gard et l’Hérault seront placés en vigilance orange dès minuit. Ce calendrier laisse quelques heures pour terminer les préparatifs dans les Bouches-du-Rhône et le Var, sans attendre les premières fortes pluies.
Ranger, fermer et dégager les évacuations avant l’orage
Un tour des espaces extérieurs permet d’abord de repérer ce qui pourrait s’envoler. Mobilier de jardin, parasols, pots légers, outils, bâches mal fixées et objets laissés sur un balcon doivent être rentrés ou solidement arrimés. Sur un chantier ou aux abords d’un atelier, la même attention s’impose pour les matériaux légers et les équipements mobiles.
Les feuilles et petits débris peuvent être retirés des gouttières et des évacuations visibles, mais seulement si l’opération est réalisable depuis le sol. Monter sur une toiture alors que l’épisode approche exposerait à un risque inutile. Les travaux en hauteur doivent être reportés.
- Fermer les fenêtres, les volets et les portes donnant sur l’extérieur.
- Éloigner des ouvertures les objets fragiles ou sensibles à l’eau.
- Contrôler les portes basses, soupiraux et ouvertures de sous-sol exposés au ruissellement.
- Placer en hauteur les appareils et les biens vulnérables dans les pièces les plus exposées.
- Mettre un véhicule à couvert si cela peut être fait avant la dégradation des conditions.
Dans un commerce ou un atelier, mieux vaut aussi dégager les abords des vitrines, protéger les équipements posés au sol et vérifier la fermeture des accès. Une fois le vent et la pluie installés, il ne faut plus sortir pour récupérer un objet oublié.
Inspecter la toiture sans monter sur la couverture
Après le passage des cellules orageuses, le premier contrôle s’effectue depuis le sol ou depuis une fenêtre offrant une vue sûre. Des morceaux de tuile ou d’ardoise retrouvés à proximité du bâtiment, une gouttière déformée ou un élément de couverture déplacé peuvent révéler un dommage. À l’intérieur, une auréole au plafond, un bruit d’écoulement ou des gouttes indiquent une possible infiltration.
Les combles peuvent être examinés s’ils restent accessibles sans danger. Il convient alors de rechercher un isolant mouillé, du bois humide ou des traces d’eau, sans toucher aux équipements électriques qui pourraient avoir été atteints. Un couvreur dans les Bouches-du-Rhône pourra localiser l’entrée d’eau et vérifier l’état de la couverture.
Lorsqu’une ouverture laisse passer la pluie, un bâchage d’urgence de toiture peut protéger provisoirement le bâtiment. Il ne remplace pas la réparation : selon les dommages constatés, un remplacement de tuiles ou d’ardoises pourra ensuite être nécessaire. Tant que les rafales ou l’activité orageuse se poursuivent, aucune intervention extérieure ou en hauteur ne doit être tentée.
Repérer un vitrage fragilisé par la grêle ou les projections
La grêle et les objets transportés par le vent peuvent fissurer une vitre sans provoquer sa chute immédiate. Un impact profond, un vitrage étoilé ou un verre qui bouge dans son cadre ne doit pas être manipulé à mains nues. Il faut éloigner les occupants, les clients et les animaux, puis empêcher l’accès à la zone si des fragments menacent de tomber.
L’examen doit aussi porter sur le cadre, les joints, les fermetures et le coffre du volet roulant. Des photographies prises à distance, avant le nettoyage, permettront de montrer l’étendue du dommage. Pour une fenêtre, une baie ou une devanture, le remplacement d’une vitre cassée devra tenir compte du vitrage en place et de l’état de son support.
Garder les circuits électriques exposés hors tension
L’eau peut atteindre une prise, un luminaire, un appareil ou le tableau électrique. Si elle est visible à proximité d’un équipement, il ne faut ni le toucher ni tenter de le débrancher. L’alimentation ne peut être coupée que si le dispositif de commande est accessible depuis une zone parfaitement sèche, sans traverser ni toucher l’eau.
Une odeur de brûlé, des traces noires, des crépitements, une prise mouillée ou un disjoncteur qui retombe doivent conduire à laisser le circuit concerné hors service. Même si la surface paraît sèche, une remise sous tension improvisée peut aggraver le problème. La mise en sécurité d’une installation électrique en Provence-Alpes-Côte d’Azur permet de contrôler les parties exposées et d’isoler les circuits touchés.
Lorsque plusieurs dommages se cumulent, l’ordre des opérations compte : rester à l’écart des éléments instables, limiter l’entrée d’eau sans s’exposer, sécuriser l’électricité, puis organiser le séchage et les réparations. Avant d’appeler un professionnel, il est utile de préciser la pièce touchée, la présence d’eau, la hauteur du bâtiment et l’accessibilité. Ces informations, accompagnées de photos prises depuis un endroit sûr, faciliteront l’évaluation de l’urgence.



