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Incendie à Vercel-Villedieu-le-Camp : une haie en feu atteint deux maisons

Un feu parti d’une haie s’est propagé à deux maisons mitoyennes, mercredi soir, rue Saint-Pierre à Vercel-Villedieu-le-Camp. Aucun occupant n’a été blessé. Ce sinistre rappelle l’importance de limiter les végétaux combustibles près des façades et de contrôler avec méthode un logement exposé aux flammes, aux fumées et à l’eau d’extinction.

Illustration du métier de Paysagiste
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Un incendie s’est déclaré mercredi 30 septembre 2026, vers 22 h 30, rue Saint-Pierre, dans le centre-ville de Vercel-Villedieu-le-Camp. Selon la gendarmerie, le départ de feu se situe au niveau d’une haie. Les flammes ont ensuite gagné les façades et les toitures de deux maisons mitoyennes.

L’une des habitations était inoccupée. Les deux personnes présentes dans la seconde, âgées de 60 et 69 ans, ont été alertées et ont pu sortir sans être blessées. Le maire a indiqué que le couple, affecté par le sinistre, avait été accueilli dans un gîte communal.

Onze engins de secours ont été engagés. Le feu a été éteint vers 00 h 30, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances précises du départ de feu. Des techniciens d’identification criminelle se sont rendus sur place le 1er octobre afin d’effectuer des relevés.

Une haie peut créer un passage jusqu’à la façade

Une haie n’est pas seulement une succession d’arbustes. Avec le temps, elle peut former un volume continu, dense en surface mais chargé de branches mortes, de feuilles sèches et de résidus à l’intérieur. Si cet ensemble se trouve contre une clôture, un mur, un élément en bois ou un débord de toit, les flammes disposent d’un chemin direct vers le bâtiment.

L’entretien doit donc aller au-delà d’une simple coupe destinée à régulariser la forme. Il faut regarder au cœur des végétaux et surtout à leur pied. Des feuilles peuvent s’accumuler dans un angle de façade, des tailles rester coincées sous les branches ou des herbes hautes sécher dans un passage peu accessible. Un tas de déchets verts oublié derrière la haie peut également prolonger cette continuité.

La question à se poser est simple : si un feu démarrait au pied des arbustes, que pourrait-il atteindre ensuite ? Une palissade, un abri, des branchages en contact avec le mur ou une toiture proche sont autant de relais possibles. Un paysagiste chargé de la taille des haies et arbustes peut retirer le bois mort, éclaircir les parties trop compactes et dégager les branches qui touchent la construction. Il ne s’agit pas de supprimer toute végétation, mais d’éviter qu’elle forme un parcours ininterrompu jusqu’à la maison.

Inspecter les abords, y compris les endroits peu visibles

Le contrôle gagne à être réalisé en faisant réellement le tour du logement. Les passages étroits, l’arrière d’une dépendance et les espaces masqués par le feuillage sont souvent ceux où les résidus s’entassent. Cette vérification peut rester très concrète :

  • Au pied des murs : enlever les feuilles sèches, brindilles et végétaux morts retenus dans les angles.
  • Dans la haie : repérer les rameaux secs et les branches qui touchent la façade ou passent sous un débord de toit.
  • Après une coupe : évacuer les branches et les herbes plutôt que de les laisser sécher contre une construction.
  • Autour des annexes : examiner les liaisons entre végétation, clôture, palissade, abri et bâtiment principal.
  • Dans les accès : maintenir un passage praticable pour l’entretien et pour une éventuelle intervention.

Lorsque les végétaux ont envahi plusieurs zones ou que le terrain est encombré, un débroussaillage avec remise en état du terrain permet de retrouver des abords lisibles. L’évacuation des coupes fait partie des points à préciser avant l’intervention : déplacer les résidus sans les enlever ne ferait que reporter le problème.

Après l’incendie, ne pas remettre l’électricité sous tension pour essayer

Une fois le feu éteint, certaines pièces peuvent sembler intactes alors que leur installation électrique a été exposée à la chaleur, aux fumées, aux suies ou à l’eau utilisée par les secours. Les gaines, prises et boîtes de connexion ne sont pas toujours endommagées de façon immédiatement visible. Le tableau et les équipements situés à proximité des zones noircies demandent la même vigilance.

Remettre un circuit sous tension simplement pour voir s’il fonctionne est à éviter. Une mise en sécurité de l’installation électrique permet d’isoler les parties atteintes et de contrôler les câbles, raccordements, protections et appareillages exposés. L’électricien peut alors distinguer ce qui doit rester hors tension de ce qui peut être conservé.

En attendant ce contrôle, mieux vaut ne pas manipuler une prise déformée, un câble dont l’enveloppe a changé d’aspect ou un appareil couvert de suie. Une odeur persistante de plastique brûlé, des traces noires autour d’un mécanisme ou un coffret gondolé doivent être signalés précisément. Il est aussi utile d’indiquer les pièces directement touchées par les flammes, celles qui ont reçu de l’eau et les espaces traversés par les fumées.

Façades, murs et toiture doivent être examinés ensemble

Les façades et les toitures des deux maisons de la rue Saint-Pierre ont été atteintes. Après un tel sinistre, nettoyer les traces visibles ne suffit pas. Un mur peut paraître stable tout en présentant un enduit décollé, des joints fragilisés, des blocs éclatés ou une fissure nouvelle. Les effets de la chaleur et de l’arrosage peuvent aussi être localisés, d’où l’intérêt d’un examen zone par zone.

Le premier repérage doit se faire sans gratter un revêtement ni déposer soi-même une partie devenue instable. Il consiste à observer les fissures, les éléments bombés, les matériaux qui s’effritent et les défauts d’alignement. Les ouvertures donnent également des indications utiles : un encadrement déformé ou une porte qui ne ferme plus comme auparavant mérite d’être examiné.

La rénovation d’une maçonnerie endommagée commence par l’évaluation du support. Le maçon distingue ainsi une réparation superficielle d’une reprise plus profonde et repère les parties qui n’adhèrent plus. L’état du mur ne peut toutefois pas être dissocié de celui de la toiture et de leurs points de liaison, surtout lorsque les flammes ont touché les deux.

Traiter les risques avant les finitions

Après les constatations nécessaires, les interventions doivent s’enchaîner sans masquer trop tôt les dommages. Des photographies d’ensemble et de détail, prises avant un nettoyage important, permettent de garder une trace des zones touchées et d’expliquer clairement la situation aux professionnels.

La priorité va d’abord à la sécurisation électrique et au repérage des éléments instables. Viennent ensuite l’examen des façades, des murs, des ouvertures et de la toiture, puis les éventuelles déposes et réparations. Les enduits, peintures et autres finitions n’interviennent qu’une fois les supports contrôlés et remis en état.

Les abords végétalisés ont aussi leur place dans ce déroulement. Après la réparation du bâtiment, laisser une haie dense, du bois mort ou des déchets de coupe contre la façade recréerait la même continuité combustible. Dans le Doubs, la demande adressée à un paysagiste doit donc préciser les dimensions de la haie, sa proximité avec la maison, les difficultés d’accès et le volume de résidus à évacuer. Pour l’électricien ou le maçon, il convient de décrire sans minimiser les zones exposées aux flammes, aux fumées et à l’eau. Cette distinction entre sécurisation, réparation et finition aide à organiser les travaux sans intervenir deux fois au même endroit.

Écrit parLa rédaction de La Fabrique des Artisans

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