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Sécheresse dans les Alpes-Maritimes : les restrictions qui touchent jardins et piscines

Depuis le 2 octobre 2026, 110 communes des Alpes-Maritimes sont soumises à des restrictions d’eau. Selon le niveau d’alerte, l’arrosage, le remplissage des piscines et le lavage des véhicules sont directement concernés. Des précautions permettent toutefois de protéger les installations sans augmenter la consommation.

Illustration du métier de Paysagiste
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Les restrictions d’eau gagnent du terrain dans les Alpes-Maritimes. Depuis le 2 octobre 2026, dix communes supplémentaires sont concernées, portant leur nombre total à 110. La préfecture en classe 21 en alerte, 46 en alerte renforcée et 43 en crise, le niveau le plus élevé.

Nice, Saint-Laurent-du-Var, Menton, Beausoleil, Roquebrune-Cap-Martin et quatre communes du bassin de l’Artuby figurent notamment au niveau d’alerte. Cannes, Antibes, Biot, Grasse, Valbonne, Mougins, Mandelieu-la-Napoule et Vallauris sont placées en alerte renforcée, comme plusieurs communes des bassins du Loup, de la Brague, des Paillons et de la Siagne. La crise touche notamment des communes du bassin de l’Estéron, Carros, Gattières et huit communes du bassin amont de la Roya.

Ces mesures doivent rester applicables jusqu’au 31 octobre. Ailleurs dans le département, la vigilance instaurée le 1er juin ne prévoit pas de restriction particulière. Les habitants sont néanmoins appelés à réduire leur consommation d’eau.

Des précipitations toujours très insuffisantes

Le durcissement des mesures intervient après une longue période marquée par de faibles précipitations et des températures élevées. Au 23 septembre, le cumul de pluie dans le département atteignait seulement 11,2 mm, soit un déficit de 89 % par rapport aux normales à cette date. Nice n’avait alors reçu aucune pluie depuis le 24 août.

Sur l’ensemble de l’année 2025-2026, les quantités de pluie restaient inférieures de 10,5 % aux normales départementales. Le manque pouvait atteindre 20 % dans l’est du Mercantour, le Pays de Grasse et sur le littoral jusqu’à Menton. La nappe des Pugets, qui contribue à l’alimentation de Saint-Laurent-du-Var, était par ailleurs décrite comme proche de ses plus bas niveaux historiques. L’indicateur national de sécheresse des sols de Météo-France avait également atteint un niveau inédit pour cette période de l’année.

Le classement étant établi par secteur, deux communes voisines peuvent relever de niveaux différents. Avant d’arroser, de nettoyer un équipement ou d’intervenir sur un bassin, il faut donc vérifier les prescriptions applicables à l’adresse concernée.

Arrosage, piscines et lavages : ce qui est interdit

Dans les communes placées en alerte renforcée, trois usages courants sont clairement visés : le lavage des véhicules à domicile, le remplissage des piscines individuelles et l’arrosage des espaces verts et des massifs fleuris sont interdits. Une programmation habituelle ou une intervention prévue de longue date ne permet pas de déroger à ces règles.

À Saint-Laurent-du-Var, le préfet fixe depuis le 17 septembre les interdictions temporaires destinées à préserver la ressource, notamment pour les piscines, l’arrosage et certains lavages. Dans les communes classées en crise, la tension est encore plus forte. Les usages doivent être examinés au regard de l’arrêté local avant toute opération consommant de l’eau.

Les textes prévoient également des dispositions propres aux activités agricoles, industrielles et artisanales. Un particulier comme un professionnel doit donc se reporter aux règles correspondant à son usage. Cette vérification est indispensable avant l’entretien d’un jardin, la recherche d’une fuite ou une intervention sur une piscine.

Arrêter l’arrosage sans laisser le réseau se dégrader

Quand l’arrosage est interdit, le premier réflexe consiste à suspendre les programmes automatiques. Le programmateur doit être mis en pause et ses éventuels départs différés contrôlés. Il reste ensuite possible d’examiner l’installation sans déclencher un cycle complet, afin de repérer une fuite ou un élément détérioré.

Quelques vérifications simples permettent de préparer une remise en service plus sobre lorsque l’arrosage sera de nouveau autorisé :

  • Contrôler le programmateur pour s’assurer qu’aucun programme secondaire ne reste actif.
  • Observer les électrovannes et rechercher un passage d’eau alors que le réseau est à l’arrêt.
  • Inspecter les raccords et les tuyaux, notamment en présence d’un sol affaissé, d’un regard humide ou d’un suintement.
  • Nettoyer les filtres et les goutteurs à sec lorsque cela est possible, puis remplacer les pièces endommagées.
  • Repenser le découpage des zones pour séparer les massifs, les haies et les plantations dont les besoins diffèrent.

La sectorisation du réseau, le choix d’émetteurs adaptés et le positionnement précis des conduites évitent aussi d’arroser inutilement des surfaces minérales. Un paysagiste dans les Alpes-Maritimes peut contrôler la pression, rechercher une fuite et préparer de nouveaux réglages, sans remettre l’installation en fonctionnement lorsque les restrictions l’interdisent.

Protéger une piscine sans apports d’eau évitables

L’interdiction de remplir une piscine individuelle conduit à reporter les opérations concernées. Pour un bassin déjà en eau, l’enjeu est différent : il s’agit de limiter les pertes tout en préservant la filtration. Une couverture correctement installée réduit l’évaporation et retient une partie des débris, ce qui facilite l’entretien sans multiplier les manipulations.

Le niveau d’eau mérite néanmoins d’être surveillé. Une baisse rapide peut révéler une fuite dans le bassin, les canalisations ou le circuit de filtration. Si le niveau devient insuffisant pour assurer l’aspiration par les skimmers, laisser fonctionner la pompe risque de l’endommager. Mieux vaut arrêter l’équipement concerné et faire rechercher l’origine de la baisse plutôt que d’ajouter de l’eau malgré l’interdiction.

Une eau trouble, verte ou irritante ne réclame pas nécessairement un renouvellement. Il faut d’abord contrôler son équilibre, le dosage des produits, l’état du filtre et la circulation. Un pisciniste peut établir un diagnostic, sécuriser la filtration et éviter une succession de corrections approximatives.

La même prudence s’impose pour l’hivernage. Vider le bassin par réflexe n’est pas une solution neutre, d’autant qu’une remise à niveau ultérieure peut être interdite. Toute vidange, tout nettoyage à l’eau ou tout apport doit être précédé d’une vérification des règles locales et des besoins réels de l’installation.

Préparer une intervention adaptée aux restrictions

Lorsqu’un professionnel doit intervenir, une demande précise évite les déplacements inutiles. Pour un jardin, il convient d’indiquer s’il s’agit d’arrêter le réseau, de rechercher une fuite ou de préparer une programmation plus économe. Les habitants peuvent solliciter un paysagiste à Nice en précisant dès le premier échange le classement de la commune.

Pour une piscine, la vitesse de baisse du niveau, l’aspect de l’eau, les bruits inhabituels de la pompe et les traces d’humidité autour du local technique sont des indications utiles. Elles permettent de distinguer un problème de réglage d’une fuite ou d’un risque pour l’équipement. L’annuaire des artisans aide à identifier le métier adapté. Avant le début des travaux, les opérations prévues doivent rester compatibles avec les restrictions en vigueur jusqu’au 31 octobre.

Écrit parLa rédaction de La Fabrique des Artisans

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