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Cambriolages dans le Doubs : les accès à vérifier avant une absence

Depuis le 12 octobre, la gendarmerie constate trois à quatre cambriolages par jour dans le Doubs, principalement dans des maisons momentanément inoccupées du Grand Besançon. À l’approche d’un départ, portes, fenêtres, serrures, éclairage et contrôle d’accès méritent une vérification d’ensemble.

Illustration du métier de Serrurier-Métallier
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La hausse est nette dans le Doubs. Depuis le 12 octobre 2026, la gendarmerie recense en moyenne trois à quatre cambriolages par jour, contre environ un habituellement à cette période. Six faits ont été constatés pour la seule journée du 14 octobre.

Les cambriolages visent surtout des maisons temporairement inoccupées dans des lotissements du Grand Besançon. Saint-Vit, Fontain, Devecey et Amagney figurent parmi les secteurs concernés. D’après les gendarmes, les occupants sont souvent des retraités vivant dans des quartiers peu fréquentés. Les auteurs entrent par effraction, profitant notamment de la nuit qui tombe plus tôt. Plusieurs groupes pourraient être à l’œuvre, certains faits ayant été commis simultanément dans des secteurs différents.

Des plaintes ont été déposées et les enquêtes sont en cours. Aucune interpellation n’avait été réalisée au 16 octobre. Dans ce contexte, préparer une absence ne consiste pas seulement à tourner la clé avant de partir. Il faut examiner le logement dans son ensemble, en commençant par les accès les moins visibles.

Faire le tour de tous les accès

Par où commencer ? La porte d’entrée vient spontanément à l’esprit, mais elle n’est pas le seul point à contrôler. Une porte de service, une baie coulissante, une fenêtre donnant sur l’arrière du logement ou un accès au garage peuvent être plus discrets et parfois moins bien entretenus.

L’inspection doit être menée depuis l’intérieur comme depuis l’extérieur. Une poignée qui bouge, une serrure qui accroche ou un ouvrant qui ferme mal ne sont pas de simples désagréments. Il faut aussi regarder le cadre, les paumelles, la gâche et la zone entourant le cylindre. Si la porte présente du jeu ou si son dormant est fragilisé, changer uniquement la serrure ne traitera qu’une partie du problème.

Un contrôle pratique peut être réalisé quelques jours avant le départ, afin de conserver le temps nécessaire pour faire intervenir un professionnel :

  • tester chaque clé sans forcer et vérifier que tous les points de verrouillage s’engagent correctement ;
  • contrôler les fenêtres, baies vitrées, portes de garage et accès secondaires ;
  • repérer les vis desserrées, fissures, déformations ou traces d’arrachement autour des fermetures ;
  • éloigner les objets extérieurs qui pourraient faciliter l’accès à une ouverture en hauteur ;
  • ne pas laisser de clé dans une cachette située près de l’entrée.

Ce tour du logement permet de distinguer un réglage ponctuel d’un défaut plus profond. Il évite surtout d’ajouter un équipement neuf sur une porte ou une fenêtre dont le support est déjà dégradé.

Serrure multipoints et porte renforcée doivent rester cohérentes

Une serrure multipoints répartit la fermeture à plusieurs endroits de la porte. Son efficacité dépend toutefois de la solidité de l’ouvrant, de la fixation du cadre et de la compatibilité des différents éléments. Avant de remplacer le cylindre ou la serrure, un serrurier-métallier peut donc examiner l’ensemble du bloc-porte.

Sur une entrée ancienne, le diagnostic porte notamment sur la rigidité du vantail, l’état du dormant et la tenue des organes de fermeture. Une installation de porte blindée ou un renforcement de porte doit tenir compte de cet ensemble, et pas seulement de la serrure. La liaison entre la porte, son cadre et la maçonnerie périphérique compte tout autant.

Lorsque la porte est voilée, très dégradée ou mal ajustée, son remplacement peut être préférable à une succession de réparations. Un menuisier dans le Doubs peut alors vérifier l’aplomb, l’ajustement et la qualité de fermeture de la menuiserie. Le serrurier intervient pour sa part sur le verrouillage et les renforts métalliques. Les deux métiers peuvent ainsi être complémentaires.

Éclairer les abords sans en faire l’unique protection

À la tombée de la nuit, un éclairage bien placé rend les abords et les accès plus lisibles. Il ne remplace ni une fermeture en bon état ni un verrouillage adapté, mais complète utilement le dispositif. À l’intérieur, la programmation de certains points lumineux peut également éviter qu’une maison reste continuellement dans le noir pendant une absence.

Avant d’ajouter des appareils, mieux vaut vérifier l’installation existante, les alimentations disponibles et l’emplacement des commandes. Un électricien dans le Doubs peut étudier l’implantation des points lumineux et éviter les câbles exposés ou les équipements mal positionnés.

L’ordre des interventions a son importance. Si une porte doit être remplacée ou renforcée, ce travail doit être défini avant la pose d’un appareil alimenté à proximité. Cette coordination limite les reprises inutiles et permet d’intégrer proprement les différents équipements.

Adapter le contrôle d’accès aux usages du logement

Un contrôle d’accès mécanique ou électrique ne se choisit pas isolément. Il faut d’abord déterminer qui utilise l’entrée, comment les accès seront gérés et quelle solution restera praticable en cas de panne. L’installation d’un contrôle d’accès doit aussi être compatible avec la porte et son système de verrouillage.

Un interphone ou un visiophone répond à un besoin différent : identifier un visiteur avant d’ouvrir. La pose et l’alimentation de ce type d’équipement doivent être pensées en fonction de la configuration de l’entrée. Là encore, accumuler les appareils n’a guère d’intérêt si la porte ferme mal ou si un accès secondaire reste vulnérable.

La bonne séquence consiste donc à contrôler les menuiseries, corriger leurs défauts, choisir le verrouillage, puis organiser l’éclairage et les éventuels dispositifs électriques. Cette progression donne une installation plus cohérente et facilite le dialogue entre les professionnels.

Préparer le départ et choisir le bon intervenant

Juste avant de quitter le logement, un dernier passage reste nécessaire : fermer les accès secondaires, vérifier chaque ouvrant et tester les équipements installés. Une serrure difficile à tourner ou une porte qui frotte ne doit pas être forcée au dernier moment. Mieux vaut faire examiner le défaut en amont.

Pour une serrure endommagée, un besoin de multipoints ou le renforcement d’une entrée, le serrurier-métallier est l’interlocuteur indiqué. Une porte déformée ou un cadre détérioré relève plutôt d’un menuisier. L’électricien intervient pour l’éclairage, l’alimentation et les dispositifs de communication ou de commande.

Lors du premier contact, il est utile de préciser le matériau de la porte, son âge approximatif, le type de serrure et les défauts constatés. Des photographies peuvent faciliter l’échange, même si elles ne remplacent pas un examen sur place. Les professionnels peuvent être recherchés par spécialité dans l’annuaire des artisans.

Le dispositif public gratuit Opération tranquillité vacances complète ces précautions. Il permet de signaler une absence aux forces de l’ordre afin qu’elles renforcent notamment leurs patrouilles autour du domicile. L’inscription s’effectue en ligne sur le site du ministère de l’Intérieur. Ce service ne garantit toutefois pas l’absence de cambriolage.

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Écrit parLa rédaction de La Fabrique des Artisans

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